Alfa Mist – À l’apogée des sens #
Producteur, beatmaker, pianiste autodidacte et rappeur, l’anglais Alfa Mist a surpris la jazzosphère avec un album auto-produit « Antiphon » qui comptabilise plus de 5 millions de vues. Découvrant le jazz grâce au hip-hop, il définit sa musique comme du « jazz alternatif et sombre parsemé d’éléments de hip-hop et de soul ». Complice de Jordan Rakei, Tom Misch ou encore Yussef Dayes, passionné par Miles Davis et les musiques de film du compositeur Hans Zimmer, le Londonien affiche un penchant pour les climats sombres et mélancoliques, d’où il fait jaillir la lumière. En somme, un jazz introspectif, mature, cosmopolite, qu’il présente en quintet, entouré de musiciens aussi inventifs que lui.
Un mot sur le Festival
Institution incontournable de la scène musicale lorraine, le festival Nancy Jazz Pulsations fait vibrer le cœur et le poumon de la cité ducale depuis plus de cinquante ans. Chaque année durant le mois d’octobre, l’événement métamorphose Nancy en un carrefour culturel effervescent. Si les plus grandes pointures internationales de l’histoire du jazz ont foulé ses scènes mythiques, le festival a su brillamment ouvrir ses horizons : aujourd’hui, l’ensemble des styles musicaux y trouve largement sa place, offrant un éclectisme rare où se côtoient légendes installées et révélations de la scène actuelle.
Pour la partie technique
Travailler au Magic Mirrors impose des conditions de prise de vue radicalement différentes des scènes traditionnelles. Cette structure temporaire offre une proximité brute et unique, puisqu’aucun crash barrière ne sépare le photographe de la scène ou des spectateurs. Faire un reportage ici, c’est accepter d’être immergé au cœur de la foule, de vibrer au rythme de son énergie et de composer avec les bousculades inhérentes à la ferveur du public. La gestion technique doit être instinctive, car les concerts se déroulent principalement dans l’obscurité, entre minuit et 4 heures du matin. Dans cette ambiance nocturne survoltée, sans zone de sécurité protégée, la réactivité est totale pour capter l’intensité des performances tout en protégeant son matériel au milieu du mouvement.












![Dirtyphonics en live au festival [nom du festival si tu veux le préciser], capturés par Vincent Zobler dans une ambiance électrisante mêlant lumière, énergie et sound system surpuissant.](https://vincent-zobler.fr/wp-content/uploads/2025/04/dirtyphonics-006-vincent-zobler-100x100.jpg)