L’arrivée de Fabrice Éboué au Kinepolis de Nancy pour la présentation de Coexister a donné le ton d’une soirée ancrée dans le rythme et la proximité. Retour en visuels sur une prise de vue de terrain menée du hall jusqu’au pied du grand écran, calée sur les réactions de la salle et la dynamique des échanges.
Accueil dynamique au Kinepolis
L’arrivée de Fabrice Éboué dans l’enceinte du Kinepolis de Nancy pour présenter son long-métrage Coexister a d’emblée imposé une cadence de prise de vue particulièrement réactive. Positionné au plus près des barrières d’accueil dès la descente des véhicules, mon travail de cadrage s’est concentré sur la spontanéité des poignées de main, la franchise des rires et les échanges directs avec les spectateurs venus investir le hall principal du multiplexe. La régie de l’établissement avait configuré un éclairage direct par projecteurs halogènes d’une grande dureté, découpant la silhouette du réalisateur-comédien avec un relief géométrique net sur le fond obscur des visuels promotionnels. En travaillant avec des objectifs à focale fixe très lumineux réglés à grande ouverture, j’ai pu préserver une précision optique chirurgicale sur le grain des vêtements, le relief des carnations et les micro-mouvements des bras accompagnant chaque prise de parole. La mesure d’exposition, ajustée avec une attention constante sur les zones d’éclairage direct, évite la moindre saturation dans les hautes lumières tout en révélant la texture du matériel d’affichage et les détails du décor. Cette première séquence visuelle documente le démarrage de l’événement avec une rigueur optique constante, offrant des compositions équilibrées, découpées et fidèles à la ferveur observée au pied des barrières nancéiennes.
Échanges complices sous les projecteurs
Une fois l’équipe introduite dans la grande salle du Kinepolis pour lancer la projection officielle de Coexister, mon positionnement au bas du plateau a fourni une matière photographique d’une densité remarquable. Face à la salle comble, Fabrice Éboué a enchaîné les anecdotes de tournage et les réparties incisives, déclenchant des réactions immédiates dans le parterre que mon objectif a captées en balayant régulièrement les premiers rangs. Ma stratégie de composition s’est appuyée sur une alternance méthodique entre des portraits resserrés traduisant la fermeté des postures sous les découpes de poursuite et des prises de vue très larges réalisées au grand-angle depuis le bas du grand écran. Ces cadrages ouverts permettent d’englober la totalité de la structure scénique, l’alignement des équipements audio et la densité des rangades de spectateurs éclairés par la faible lumière ambiante du lieu. L’absence totale d’éclairage d’appoint artificiel préserve l’authenticité de la direction lumineuse d’origine, laissant le boîtier enregistrer la brillance des optiques, les nuances de contrastes des fauteuils et les détails du matériel technique. Chaque déclenchement s’est synchronisé sur les temps forts de la présentation, les passages de micro et les saluts finaux adressés à l’assemblée avant le lancement du film. La sélection finale compose une chronique de terrain complète et structurée, livrant un ensemble de visuels au piqué irréprochable, témoins de l’énergie physique et de la tenue scénique déployées lors de cette étape de l’actualité cinématographique à Nancy.
La vidéo officielle
Sous la pression de sa patronne, un producteur de musique à la dérive décide de monter un groupe constitué d’un rabbin, un curé et un imam afin de leur faire chanter le vivre-ensemble. Mais les religieux qu’il recrute sont loin d’être des saints… Avec Ramzy Bedia, Fabrice Eboué, Guillaume De Tonquédec, Jonathan Cohen
Source : Allociné











