Plongée vibrante au cœur de la légende du reggae roots avec cette galerie photo dédiée à l’icône jamaïcaine Max Romeo, entouré des siens. Sous la toile mythique du Chapiteau de la Pépinière lors du festival Nancy Jazz Pulsations, le maître a offert une célébration musicale intergénérationnelle. Retour en images sur un show empreint de ferveur, de spiritualité et de transmission.
Une légende du reggae et un héritage vivant
Retrouver une figure majeure de la musique jamaïcaine sur les planches du Chapiteau de la Pépinière reste toujours une expérience à part. Acteur incontournable du reggae roots depuis la fin des années 1960, Max Romeo a marqué l’histoire du genre avec des hymnes universels. Ce soir-là au NJP, le concert prenait une dimension particulière : le monument du reggae ne partageait pas seulement la scène avec un groupe, mais directement avec les membres de sa famille, notamment ses enfants Azizzi et Xana Romeo. Voir cette transmission du témoin s’opérer en direct apportait un supplément d’âme incontestable au spectacle. Les classiques immortels comme Chase the Devil ou War Ina Babylon ont résonné avec une fraîcheur renouvelée, portés par une énergie familiale communicative. Pour le public présent sous le grand chapiteau, c’était une véritable leçon de groove et de générosité.
Capturer l’énergie roots sous le grand chapiteau
Travailler sous le Chapiteau de la Pépinière offre une atmosphère visuelle chaleureuse, mais exigeante pour un photographe de concert. Entre les projecteurs ambrés, les jeux de lumières verts et rouges typiques des grands shows reggae et la brume ambiante, l’ambiance était électrique. Face à la posture charismatique et presque patriarcale de Max Romeo, j’ai cherché à saisir cette aura si particulière qui se dégage de sa présence scénique. Le véritable défi technique consistait à capter la complicité palpable entre le père et ses enfants au milieu des mouvements incessants de la section rythmique. Chaque coup de projecteur devenait l’occasion de découper des silhouettes intenses et d’isoler les regards complices échangés sur le plateau. Ces clichés témoignent d’une soirée mémorable où la mémoire du reggae s’est conjuguée au présent, figeant des instants de pure communion entre les artistes et la foule nancéienne.






