Sous le parquet et les boiseries du Magic Mirror au NJP 2017, la formation sud-africaine BCUC a déployé une transe polyrythmique d’une intensité rare. Des balances silencieuses jusqu’au final partagé sur les planches face à la foule, retour sur un reportage de terrain au cœur du son de Soweto.
Du silence des balances au feu sacré
L’accès privilégié sous le chapiteau du Magic mirror avant l’ouverture des portes m’a permis de documenter les balances de BCUC dans une atmosphère de concentration brute. Seul face au groupe dans la pénombre de la structure en bois, j’ai calé mes premiers réglages sur les ajustements des percussions et les tests de voix. L’absence de public offrait un recul rare pour étudier la géométrie du plateau, repérer les lignes de fuite et anticiper la dynamique des musiciens de Soweto. Dès l’entrée de la foule nancéienne, l’ambiance a basculé dans une transe physique d’une densité sonore que je n’ai jamais réobservée depuis sur un autre plateau. En bord de scène, mes choix techniques se sont portés sur des focales fixes lumineuses pour encaisser le rythme des éclairages sans sacrifier la netteté des visages. La sélection d’images restituée dans cette première section met en évidence cette montée en puissance : du calibrage minutieux des instruments à l’éruption de rythme qui a submergé la salle.
Une immersion totale sur les planches
Au fil du set, la puissance des tambours et l’engagement vocal de la formation ont installé un climat d’échange direct avec le parterre. L’apogée de cette couverture photographique est survenue lors du dernier morceau, lorsque les membres du groupe m’ont invité à monter sur scène à leurs côtés. Positionné à l’arrière du plateau, face à une foule en ébullition et encadré par les musiciens en pleine action, j’ai pu réaliser la prise de vue inverse, capturant la jonction exacte entre l’énergie du groupe et la réponse du public du Magic mirror. Ce cadrage depuis l’intérieur du show apporte un angle rare à cette galerie, loin des perspectives classiques depuis le crash barrière. Voir cette formation poursuivre son ascension sur les grandes scènes comme Jazz à Vienne ou faire l’objet de documentaires sur Arte confirme la portée de ce passage nancéien. Ces archives visuelles restent un témoignage brut et structuré d’un moment fort de l’édition 2017 du Nancy Jazz Pulsations.
BCUC dans les média
Ils tanguent entre funk et soul, rock et blues, et aiment définir leur musique comme de l’afro-psychédélisme. Envoûtante et répétitive, elle invite à la danse, à la transe et à la réflexion politique. Le credo de BCUC ? « Bantu Continua Uhuru Consciousness », qui signifie « l’homme est en marche vers la liberté de conscience ». Ce big bang musical extrêmement charismatique est désormais en route vers un avenir prometteur : ils sont déjà programmés dans plus de 20 festivals à travers l’Europe pour l’été prochain.
Source : Arte
BCUC, pour Bantu Continua Uhuru Consciousness), vient de Soweto. Ils appellent leur musique « africangungungu ». On ne sait pas bien ce que c’est, mais il suffit d’écouter pour se prendre une énorme baffe (et une énorme basse) dans la face, et dans les jambes. Des rythmes traditionnels Nguni et Tsonga, propulsés par une basse méchante et des voix entre soul et punk-rock, d’une intensité comme on n’en trouve plus dans la soul ni le punk-rock.
Source : les inrocks
À découvrir en Vidéo
Presentation du festival
Institution incontournable de la scène musicale lorraine, le festival Nancy Jazz Pulsations fait vibrer le cœur et le poumon de la cité ducale depuis plus de cinquante ans. Chaque année durant le mois d’octobre, l’événement métamorphose Nancy en un carrefour culturel effervescent. Si les plus grandes pointures internationales de l’histoire du jazz ont foulé ses scènes mythiques, le festival a su brillamment ouvrir ses horizons : aujourd’hui, l’ensemble des styles musicaux y trouve largement sa place, offrant un éclectisme rare où se côtoient légendes installées et révélations de la scène actuelle.








![Dirtyphonics en live au festival [nom du festival si tu veux le préciser], capturés par Vincent Zobler dans une ambiance électrisante mêlant lumière, énergie et sound system surpuissant.](https://vincent-zobler.fr/wp-content/uploads/2025/04/dirtyphonics-006-vincent-zobler-100x100.jpg)

