Faire face à China Moses à la Salle Poirel, c’est accepter de recevoir une déferlante d’énergie pure. Fille de la mythique Dee Dee Bridgewater et du réalisateur Gilbert Moses, la chanteuse a su s’affranchir de son héritage pour tracer une voie royale. Depuis ses débuts précoces dans les années 90, elle impose sa signature : une voix de velours capable de basculer dans un rugissement soul en une fraction de seconde. Sur la scène nancéienne, sa prestance scénique crève l’écran. C’est un électron libre, une conteuse d’histoires qui magnétise instantanément le public et l’objectif.
Insatiable curiosité musicale
Sa carrière, riche et sinueuse, témoigne d’une insatiable curiosité musicale. Révélée au grand public par ses collaborations et son travail d’animatrice sur MTV puis Nova, elle trouve sa véritable thérapie dans le jazz de création. L’album hommage This One’s for Dinah en 2009 l’installe définitivement comme une diva incontournable du circuit international. Plus tard, avec le projet Nightintales, elle prouve ses talents de compositrice hors pair. Sur scène, chaque morceau devient un terrain de jeu où son sens inné du rythme et son humour ravageur font chavirer les salles les plus prestigieuses.
Sur le terrain
Lors de ce set mémorable au NJP 2025, les spectateurs ont vibré au son de ses titres les plus emblématiques. L’interprétation habitée de « Move Over » ou les vibrations intenses de « Watch Out » ont suspendu le temps sous les dorures de Poirel. Pour figer ces instants de grâce, j’ai vissé mon Nikon 70-200mm f/2.8 sur le monstrueux Fujifilm GFX 100 II. Depuis les escaliers adjacents, le piqué du moyen format s’est allié à un filtre star : les projecteurs se sont mués en étoiles étincelantes, enveloppant China Moses dans un écrin de lumière totalement irréel.






