Dans le cadre brut de L’Autre Canal pour le NJP 2020, le projet Klusā Daba a déployé sa musique ambiante et cinématographique. Retour en images sur un reportage au ras des planches, structuré par les nappes synthétiques, la précision du piqué optique et la retenue d’un public nancéien captivé.
Ondes sombres à L’Autre Canal #
L’installation du duo Klusā Daba sur le plateau de L’Autre Canal, lors de cette édition 2020 du festival Nancy Jazz Pulsations, a d’emblée imposé une méthode de prise de vue axée sur la vitesse d’exécution et le contrôle rigoureux des basses lumières. Venu documenter cette prestation ancrée dans des textures électroniques et des paysages sonores étirés, mon travail au bord du proscenium exigeait un suivi optique d’une précision absolue pour composer avec l’austérité de la scénographie. La régie lumière avait habillé la scène d’un éclairage minimaliste composé de douches bleutées rasantes et de projecteurs de découpe latéraux qui détachaient les silhouettes des musiciens et l’alignement de leurs synthétiseurs avec un relief géométrique net sur le fond obscur de la grande salle. En travaillant avec des optiques à focale fixe très lumineuses calées à grande ouverture, j’ai pu maintenir une netteté chirurgicale sur les potentiomètres des machines, le grain des vêtures et les gestes mesurés des interprètes sous les faisceaux directs. La mesure d’exposition, ajustée au millimètre sur les teintes de peau under l’éclairage froid, évite toute saturation des hautes lumières tout en révélant la texture du matériel audio et les volumes industriels du lieu. Cette première série de visuels enregistre l’immersion du concert avec une clarté optique rigoureuse, offrant des compositions équilibrées, découpées et fidèles à la pénombre observée depuis l’avant-scène nancéienne.
Immersion visuelle au cœur de la scène #
Au fur et à mesure que les nappes synthétiques et les pulsations organiques de Klusā Daba traversaient le parterre de L’Autre Canal, la proximité physique avec les planches a fourni une matière photographique d’une densité remarquable du premier au dernier morceau. Ma stratégie de composition s’est appuyée sur une alternance méthodique entre des portraits très resserrés traduisant la concentration des musiciens penchés sur leurs modules et des prises de vue beaucoup plus larges réalisées au grand-angle depuis le crash barrière. Ces cadrages ouverts permettent d’englober toute la largeur du plateau, la hauteur des structures métalliques et le calme attentif des spectateurs nancéiens répartis dans la pénombre du parterre. L’absence totale d’éclairage d’appoint artificiel préserve l’authenticité de la direction lumineuse d’origine, laissant le boîtier enregistrer la vapeur des fumigènes traversée par les stroboscopes lents et la brillance des façades en aluminium des instruments. Chaque déclenchement s’est synchronisé sur les inflexions des boucles électroniques, les montées en tension sonore et les saluts mesurés adressés à l’assemblée au terme de la performance. La sélection finale compose une chronique de terrain complète et structurée, livrant un ensemble de visuels au piqué irréprochable, témoins de l’énergie physique et de la tenue scénique déployées lors de cette étape marquant la programmation 2020 du festival.
À découvrir en image #
KLUSĀ DABA | LIVE NJP 2020 #
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Presentation du festival
Institution incontournable de la scène musicale lorraine, le festival Nancy Jazz Pulsations fait vibrer le cœur et le poumon de la cité ducale depuis plus de cinquante ans. Chaque année durant le mois d’octobre, l’événement métamorphose Nancy en un carrefour culturel effervescent. Si les plus grandes pointures internationales de l’histoire du jazz ont foulé ses scènes mythiques, le festival a su brillamment ouvrir ses horizons : aujourd’hui, l’ensemble des styles musicaux y trouve largement sa place, offrant un éclectisme rare où se côtoient légendes installées et révélations de la scène actuelle.











