Sous les projecteurs du Chapiteau de la Pépinière au NJP 2018, Clara Luciani a affirmé son statut de tête d’affiche en portant ses titres phares devant une fosse nancéienne saturée. Retour en images sur un reportage au bas des planches, rythmé par le tranchant des guitares, le travail des cadrages et la résonance du lieu.
Montée en puissance sous le Chapiteau
L’arrivée de Clara Luciani sur le plateau de la grande scène du Chapiteau de la Pépinière, lors de cette édition 2018 du festival Nancy Jazz Pulsations, a immédiatement dicté un protocole de prise de vue rigoureux et alerte. Programmée en tête d’affiche au terme d’une année d’ascension fulgurante, l’artiste française a investi le proscenium avec une assurance remarquable, flanquée d’une formation basse-batterie-guitares particulièrement affûtée. Positionné au bas du plateau, mon travail de cadrage s’est articulé autour d’un suivi strict des axes optiques afin de découper sa silhouette sous les douches ambrées chaudes et les projecteurs de découpe latéraux configurés par la régie. En travaillant avec des focales fixes très lumineuses calées à grande ouverture, j’ai pu préserver un piqué irréprochable sur la tension des bras accompagnant chaque mesure, le grain des textiles et la franchise des expressions sous les spots. La mesure d’exposition, ajustée avec une précision chirurgicale sur les carnations sous l’éclairage direct, évite toute saturation des hautes lumières tout en révélant la texture des instruments et les détails des équipements audio. Cette première série de visuels enregistre l’ouverture du concert avec une clarté optique constante, offrant des compositions équilibrées, découpées et fidèles à la fermeté observée depuis le premier rang nancéien.
L’impact scénique de Clara Luciani
Au fur et à mesure que les riffs incisifs de La Grenade et les compositions basculant entre pop moderne et arrangements rock parcouraient la jauge saturée du parc de la Pépinière, la synergie directe entre la chanteuse et les spectateurs a fourni une matière photographique d’une densité remarquable. Ma stratégie de composition s’est appuyée sur une alternance méthodique entre des portraits resserrés traduisant l’intensité de son interprétation et des prises de vue très larges réalisées au grand-angle depuis le crash barrière. Ces cadrages ouverts permettent d’englober toute la hauteur de la structure métallique du festival, l’alignement des enceintes de façade et l’océan de bras levés qui répondait à chaque relance de la section rythmique. L’absence totale d’éclairage d’appoint direct préserve la vérité de la création lumineuse d’origine, laissant le boîtier enregistrer la vapeur des fumigènes traversée par les stroboscopes froids et la brillance des guitares sous les feux du plateau. Chaque déclenchement s’est synchronisé sur les déplacements de l’artiste au bord des planches, les gestes tranchants adressés aux premiers rangs et les saluts chaleureux partagés avec l’assemblée. La sélection finale compose une chronique de terrain complète et structurée, livrant un ensemble de clichés au piqué irréprochable, témoins de la présence physique et de la tenue scénique déployées lors de cette nuit marquant la programmation 2018 du festival.
Clara Luciani – Le rayon de lumière
Voix grave et assurée, influencée par la mélancolique Françoise Hardy et la ténébreuse Nico, Clara Luciani a quelque chose d’intense et de vibrant. À 19 ans, elle décide de tout plaquer pour intégrer le groupe La Femme et enchaine les concerts pendant deux ans.
Elle écrit ensuite ses propres chansons et se fait remarquer en devenant la lauréate du dernier concours Inrocks Lab avec un premier EP encensé : Monstre d’Amour. Multipliant les rencontres et les collaborations, la chanteuse vient de sortir Sainte-Victoire, un premier album dont les onze chansons perforent le cœur comme autant de flèches embrasées.
Presentation du festival
Institution incontournable de la scène musicale lorraine, le festival Nancy Jazz Pulsations fait vibrer le cœur et le poumon de la cité ducale depuis plus de cinquante ans. Chaque année durant le mois d’octobre, l’événement métamorphose Nancy en un carrefour culturel effervescent. Si les plus grandes pointures internationales de l’histoire du jazz ont foulé ses scènes mythiques, le festival a su brillamment ouvrir ses horizons : aujourd’hui, l’ensemble des styles musicaux y trouve largement sa place, offrant un éclectisme rare où se côtoient légendes installées et révélations de la scène actuelle.











