Le 16 octobre 2018, la chanteuse et guitariste Fatoumata Diawara a investi la scène du Chapiteau de la Pépinière à Nancy lors du festival Nancy Jazz Pulsations pour un concert mêlant musiques traditionnelles africaines et sonorités modernes.
Le reportage au Chapiteau de la Pépinière
Le 16 octobre 2018, je me suis rendu sous le grand Chapiteau de la Pépinière à Nancy pour couvrir la prestation de la chanteuse et guitariste Fatoumata Diawara dans le cadre du festival Nancy Jazz Pulsations. Cette structure emblématique du parc de la Pépinière offre un espace imposant où la proximité entre la crash-barrière et le plateau permet de documenter les concerts au plus près de l’action. La soirée affichait complet et le public nancéien s’est tassé dès l’ouverture des accès devant la scène, créant une densité visuelle remarquable dans la fosse. Positionné dans le crash presse avec mes deux boîtiers configurés pour la basse lumière, j’ai suivi l’installation des musiciens puis l’arrivée de l’artiste sous les acclamations du parterre. Travailler dans le cadre de ce festival exige une réactivité constante pour composer avec les mouvements de foule, les retours de scène encombrants et la poussière soulevée sous la toile du chapiteau. La ferveur des spectateurs, marquant le rythme des percussions dès les premiers morceaux, a installé une atmosphère particulièrement dense sur le site. La série photographique produite retrace l’agencement du plateau, la présence de la foule et la rigueur technique de ce rendez-vous majeur de la programmation lorraine.
Fatoumata Diawara sur scène
Dès son entrée sur le plateau, guitare électrique en bandoulière et coiffe traditionnelle ajustée, Fatoumata Diawara a déployé un jeu de scène marqué par des déplacements rapides, des torsions du corps et une gestuelle d’une grande amplitude. La régie lumière du festival a mis en place une scénographie à fort contraste, alternant des douches zénithales colorées en jaune et magenta avec des contres rasants envoyés depuis le fond du plateau. Pour conserver une netteté absolue sur les détails des tissus, le grain du bois de la guitare et les expressions du visage, j’ai calé ma vitesse d’obturation au 1/400e de seconde minimum tout en ouvrant mon objectif à f/2.8. La gestion des ISO sur mes boîtiers a permis de compenser l’obscurité entre les départs de projecteurs sans altérer la dynamique des ombres. L’utilisation d’un téléobjectif léger m’a offert la possibilité d’isoler les doigts sur le manche de l’instrument et la tension des cordes vocales lors des montées en puissance, tandis que la focale grand-angle a servi à intégrer les musiciens de l’orchestre et les structures métalliques du chapiteau. La galerie sélectionnée restitue cette intensité visuelle et la précision des cadrages réalisés durant ce set live.
À découvrir en Vidéo
Fatoumata Diawara est une artiste aux multiples facettes, citoyenne du monde, militante sociale, voyageant entre autant d’univers musicaux que de cultures. Chanteuse, guitariste et comédienne, Fatoumata a notamment joué dans « Timbuktu » d’Abderrahmane Sissako.
Source : Nancy Jazz Pulsations
Presentation du festival
Institution incontournable de la scène musicale lorraine, le festival Nancy Jazz Pulsations fait vibrer le cœur et le poumon de la cité ducale depuis plus de cinquante ans. Chaque année durant le mois d’octobre, l’événement métamorphose Nancy en un carrefour culturel effervescent. Si les plus grandes pointures internationales de l’histoire du jazz ont foulé ses scènes mythiques, le festival a su brillamment ouvrir ses horizons : aujourd’hui, l’ensemble des styles musicaux y trouve largement sa place, offrant un éclectisme rare où se côtoient légendes installées et révélations de la scène actuelle.











