Le 10 octobre 2025, le festival Nancy Jazz Pulsations confiait la scène de la Salle Poirel à l’envoûtante Kareen Guiock Thuram. Un rendez-vous gravé dans le temps, où l’émotion brute du live s’est conjuguée à une exigence visuelle absolue. Retour en images sur un set magistral, capturé au plus près de la note.
Kareen Guiock Thuram : la consécration d’une voix jazz d’exception
C’est une trajectoire fascinante que celle de Kareen Guiock Thuram, passée des studios de l’information aux lumières chaudes de la scène musicale. En s’appropriant avec une audace rare le répertoire de Nina Simone à travers son album Nina, elle a prouvé que sa place était définitivement sous les projecteurs. Ce soir-là, à la Salle Poirel, l’artiste a déployé une maturité vocale impressionnante, naviguant entre la soul habitée et un jazz texturé, profondément moderne. Devant mon objectif, sa présence scénique est immédiate, magnétique et solaire. Elle ne se contente pas de chanter, elle incarne chaque texte avec une théâtralité subtile qui captive instantanément le public. Cette tournée 2025 marque indéniablement son ancrage définitif parmi les grandes voix de la scène jazz contemporaine.
Dompter l’intimité de la Salle Poirel
Photographier un tel sillage vocal demande des outils capables d’en restituer la texture. C’est pour cela que j’ai choisi d’immortaliser ce set au Fujifilm GFX 100 II. Dans l’écrin boisé et feutré de la Salle Poirel, la dynamique du capteur a transfiguré l’ambiance lumineuse. Équipé de mon optique fétiche, le 55 mm f/1.7, j’ai pu isoler la grâce de Kareen dans un flou d’arrière-plan d’une douceur infinie. Pour les plans larges et les détails plus lointains, ma bague d’adaptation et le duo d’objectifs Nikon 14-24 mm et 70-200 mm m’ont offert une polyvalence indispensable en fosse. Chaque déclenchement révélait la richesse des contrastes et la précision des velours de la scène, matérialisant en images la vibration acoustique de cette soirée mémorable au NJP.






