Sous la toile de la Pépinière lors du Nancy Jazz Pulsations 2019, le trio Samarabalouf a déployé une énergie acoustique percutante, emmenée par la tension des cordes et le rythme effréné des guitares, du violon et du violoncelle.
L’acoustique sous la toile du Chapiteau
Aborder la grande scène du Chapiteau de la Pépinière durant l’édition 2019 du Nancy Jazz Pulsations exige une réactivité immédiate face à l’ampleur du lieu. Pour la venue de Samarabalouf, l’espace scénique imposait de composer avec la hauteur de la structure et l’impact visuel des projecteurs suspendus sous la toile. L’absence de la traditionnelle guitare rythmique au profit d’un duo violon et violoncelle modifie la posture des musiciens sur le plateau. Depuis la fosse de prise de vue, l’enjeu technique consistait à traduire cette reconfiguration instrumentale en équilibrant les cadrages serrés et les plans larges. Les variations d’éclairage continuues nécessitaient un ajustement constant de l’exposition pour isoler la tension des arcs sur les cordes sans dissoudre le reste du groupe dans la pénombre de l’arrière-plan. Ce premier temps de travail sur le terrain vise à documenter la géométrie du trio dans cet environnement volumineux, tout en restituant l’architecture brute de la grande scène nancéienne.
Une dynamique de cordes percutante
Sur le plateau, les compositions de François Petit prennent une dimension physique que la visée doit retranscrire avec précision. En renonçant à la pompe manouche classique, la formation resserre son jeu autour d’attaques franches où le violoncelle et le violon apportent une structure rythmique autant qu’une présence scénique singulière. La prise de vue s’est focalisée sur ces interactions visuelles : le placement des doigts sur les touches, les mouvements d’archet rapides et la proximité entre les trois exécutants. L’usage de focales ouvertes a permis de détacher les visages et les instruments des faisceaux lumineux du fond de scène, créant un contraste marqué qui valorise le travail artisanal des musiciens. Chaque déclenchement accompagnait les ruptures de cadence, entre envolées lyriques et attaques percussives sur les caisses de résonance. Cette série d’images met en lumière l’équilibre technique d’un groupe en pleine maîtrise de son dispositif acoustique, offrant un témoignage visuel fidèle à l’exigence du plateau de la Pépinière.
À découvrir en Vidéo
Bientôt 20 ans que les compositions du guitariste François Petit se promènent à travers le monde, toujours à la frontière des musiques tziganes et manouches.
C’est désormais un violon et un violoncelle qui remplacent la fameuse « pompe manouche » de la guitare rythmique, avec toujours la « bonne vieille » contrebasse pour porter le tout. À eux quatre, ça pince, ça frotte, ça percute, ça s’envole avec toujours le même esprit fougueux et la même envie de partager. Musiques de l’Est, du Nord, du Sud, parfois rock, country, parfois lyrique et bien plus encore…
Presentation du festival
Institution incontournable de la scène musicale lorraine, le festival Nancy Jazz Pulsations fait vibrer le cœur et le poumon de la cité ducale depuis plus de cinquante ans. Chaque année durant le mois d’octobre, l’événement métamorphose Nancy en un carrefour culturel effervescent. Si les plus grandes pointures internationales de l’histoire du jazz ont foulé ses scènes mythiques, le festival a su brillamment ouvrir ses horizons : aujourd’hui, l’ensemble des styles musicaux y trouve largement sa place, offrant un éclectisme rare où se côtoient légendes installées et révélations de la scène actuelle.











