Le 23 mars 2024, le Théâtre de la Manufacture à Nancy accueillait la performance Transfiguration d’Olivier de Sagazan dans le cadre du festival Micropolis, un solo intense où le corps et la matière se confondent sous les projecteurs.
Le festival Micropolis 2024 #
Le 23 mars 2024, je me suis rendu au Théâtre de la Manufacture à Nancy pour couvrir la présentation du spectacle Transfiguration d’Olivier de Sagazan, programmé dans le cadre du festival Micropolis. La salle affichait complet pour cette soirée dédiée aux formes théâtrales et performatives contemporaines. Dès l’ouverture des portes, l’agencement du théâtre a imposé une proximité directe entre la scène rectangulaire et les gradins fortement inclinés, créant une tension palpable au sein de l’assistance. Travailler dans ce lieu exige une rigueur stricte quant au placement et aux déplacements : le moindre bruit de déclencheur ou glissement de pied peut rompre la concentration du public et troubler le silence pesant de la salle. Positionné en bord de plateau avec deux boîtiers configurés pour la basse lumière, j’ai documenté les premières minutes du passage sur scène, marquant la transition entre l’obscurité totale et l’apparition de l’artiste. Le parterre nancéien a suivi la progression de l’œuvre dans un calme absolu, réagissant uniquement au rythme des manipulations de matière et aux respirations de l’interprète. Cette série photographique rend compte de la disposition du décor minimaliste, de la présence de la foule et du cadre technique rigoureux de ce rendez-vous du festival.
Performance d’Olivier de Sagazan #
Sur le plateau, l’action physique repose sur la transformation progressive de l’artiste, qui recouvre son visage et son buste de blocs d’argile, de paille et de pigments noirs. Pour restituer la densité visuelle de cette matière organique sans perdre les détails de la peau, j’ai utilisé une focale fixe lumineuse ouverte à f/1.8 en poussant la sensibilité ISO pour compenser la pénombre ambiante. La régie lumière a déployé une scénographie très découpée, orientant des projecteurs latéraux rasants et des douches zénithales froides. Ces faisceaux étroits ont sculpté les reliefs du masque d’argile, générant des ombres portées profondes et un contraste extrême sur le corps en mouvement. Pour figer les projections de terre et les gestes rapides d’auto-défiguration sans flou indésirable, j’ai conservé une vitesse d’obturation minimale de 1/320e de seconde. L’alternance entre des plans serrés sur les textures craquelées du visage et des plans larges intégrant les outils posés au sol souligne la dimension plastique de la représentation. La sélection d’images présentée dans cette galerie met en valeur la précision des cadrages et la maîtrise des hauts contrastes au fil de cette métamorphose scénique.
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MICROPOLIS 2024 | Transfiguration #
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