Mars 2024, Théâtre de la Manufacture à Nancy : au cœur du festival Micropolis, la Compagnie Les Grandes Marées présente Seuil, une pièce percutante sur les violences scolaires portée par l’écriture de Marilyn Mattei et la mise en scène de Pierre Cuq.
Au cœur du dispositif bi-frontal
Lors de la troisième édition du festival Micropolis à Nancy, le Théâtre de la Manufacture a accueilli Seuil, une création percutante de la Compagnie Les Grandes Marées. Pour ce reportage réalisé à La Fabrique, la configuration scénique bi-frontale a dicté une approche photographique rigoureuse et immersive. Placé au plus près des gradins et du plateau, mon objectif a suivi les déplacements vifs des comédiens incarnant le texte de Marilyn Mattei. L’éclairage contrasté de Pierre Cuq et la proximité immédiate des spectateurs ont imposé une gestion millimétrée de la profondeur de champ, afin d’isoler les regards sans perdre la tension collective qui saturait l’espace de jeu. Chaque cadrage rend compte de la dynamique brute des corps et des ruptures de rythme qui structurent le récit du jeune Noa. Cette immersion visuelle documente fidèlement la confrontation physique et psychologique qui s’est déployée sous les projecteurs nancéiens, témoignant des réalités scolaires complexes abordées sans artifice sur scène.
L’intensité dramatique documentée en images
Documenter une pièce traitant du harcèlement et des pressions adolescentes exige une attention constante aux détails gestuels et aux micro-expressions. Dans l’enceinte de La Fabrique, les compositions visuelles traduisent l’isolement du protagoniste face au groupe, matérialisé par des angles bas et des jeux d’ombres nets. Les focales fixes employées lors de cette représentation permettent de restituer la rugosité du décor minimaliste ainsi que la densité dramatique portée par l’équipe artistique. Chaque prise de vue souligne l’escalade de la violence et la bascule morale au centre du propos, sans jamais dénaturer le travail d’éclairage d’origine. Les contrastes marqués et les plans serrés sur les visages retranscrivent la gravité des échanges et la vulnérabilité des personnages imaginés par Marilyn Mattei. Cette série d’images constitue un témoignage documentaire précis de l’impact scénique de Seuil lors de ce temps fort nancéien, offrant une trace visuelle fidèle à la proposition artistique de Pierre Cuq.











