En octobre 2022, lors de la 49ᵉ édition du Nancy Jazz Pulsations, le batteur et compositeur Christian Mariotto a présenté son projet “Mental Palace” sur la scène du Théâtre de la Manufacture à Nancy. Accompagné de Nicolas Gegout au saxophone, Philippe Canovas à la guitare et Julien Moneret à la contrebasse, Mariotto a offert une performance fusionnant jazz, rock progressif et musique improvisée, explorant les méandres de son “palais mental” à travers des compositions lyriques et poétiques.
Cette soirée, partagée avec le saxophoniste Sylvain Rifflet et son projet “Aux Anges”, a illustré la diversité et la richesse du jazz contemporain, captivant un public en quête de nouvelles expériences sonores.
Un mot sur le Festival
Institution incontournable de la scène musicale lorraine, le festival Nancy Jazz Pulsations fait vibrer le cœur et le poumon de la cité ducale depuis plus de cinquante ans. Chaque année durant le mois d’octobre, l’événement métamorphose Nancy en un carrefour culturel effervescent. Si les plus grandes pointures internationales de l’histoire du jazz ont foulé ses scènes mythiques, le festival a su brillamment ouvrir ses horizons : aujourd’hui, l’ensemble des styles musicaux y trouve largement sa place, offrant un éclectisme rare où se côtoient légendes installées et révélations de la scène actuelle.
Pour la partie technique
L’atmosphère feutrée du Théâtre de la Manufacture impose une approche radicalement différente, dictée par la discrétion. Dans cette configuration de salle assise, les possibilités de déplacement sont extrêmement limitées pour préserver le confort visuel des spectateurs. De plus, la proximité de l’audience exige un silence absolu au moment du déclenchement. La principale complexité technique réside ici dans la gestion des éclairages LED modernes : l’obligation de basculer en obturateur électronique pour rester totalement silencieux expose le capteur au phénomène de balayage (banding). Pour éviter l’apparition de franges horizontales disgracieuses sur les images, la vitesse d’obturation doit être rigoureusement bridée aux alentours du 1/125e de seconde, un compromis délicat qui demande de figer les mouvements des artistes avec une précision chirurgicale.











