Sous les projecteurs du NJP 2024, le trio Le Cri du Caire a déployé une alliance hypnotique entre poésie soufie, spoken word et jazz envoûtant. Retour en images sur un reportage au bord des planches, structuré par la déclamation d’Abdullah Miniawy, le souffle du saxophone et l’acoustique de la scène nancéienne.
Tension poétique sur la scène #
L’installation du trio Le Cri du Caire sur le plateau lors du festival Nancy Jazz Pulsations 2024 a immédiatement dicté un protocole de prise de vue axé sur la sobriété et la lisibilité des lignes scéniques. Face à la déclamation intense du chanteur et poète égyptien Abdullah Miniawy, soutenue par le saxophone de Peter Corser et le violoncelle de Karsten Hochapfel, mon positionnement au bord de la scène exigeait une observation constante des postures. La régie lumière du festival avait configuré le décor à l’aide de douches ambrées très rasantes et de projecteurs de découpe sélectifs qui isolaient les silhouettes des trois musiciens avec une clarté géométrique sur le fond obscur. En travaillant avec des focales fixes très lumineuses calées à grande ouverture, j’ai pu maintenir une netteté chirurgicale sur les nuances de peau, le travail des doigts sur les clés des cuivres et la tension des cordes du violoncelle. La mesure d’exposition, ajustée au millimètre sur les carnations sous l’éclairage direct, évite toute saturation des hautes lumières tout en révélant la texture des vêtements et la profondeur des ombres. Cette première partie de galerie enregistre l’ouverture du récital avec une rigueur optique constante, offrant des compositions équilibrées, découpées et fidèles à la qualité sonore observée depuis le parterre nancéien.
L’impact scénique du Cri du Caire #
Au fur et à mesure que les volutes vocales, le souffle circulaire du saxophone et les résonances du violoncelle parcouraient l’enceinte de la salle, la complicité entre les trois interprètes a fourni une matière photographique d’une densité remarquable. Ma stratégie de composition s’est appuyée sur des variations de focalisation particulièrement méthodiques, oscillant entre des portraits resserrés traduisant la gravité de l’interprétation et des prises de vue plus ouvertes réalisées au grand-angle depuis le premier rang. Ces cadrages larges englobent le volume de l’avant-scène, les faisceaux de découpe traversant la fumée légère du plateau et l’écoute attentive de l’assemblée nancéienne. L’absence totale d’éclairage d’appoint direct préserve l’authenticité de la direction artistique lumineuse d’origine, laissant le boîtier enregistrer le vernis des instruments en bois, la brillance du laiton et la profondeur des teintes chaudes de la scène. Chaque déclenchement s’est synchronisé sur les silences suspendus entre deux vers, les envolées du saxophone et les saluts mesurés adressés au public. La sélection finale compose une chronique de terrain complète et structurée, livrant un ensemble de clichés au piqué irréprochable, témoins de la présence physique et de la tenue scénique déployées lors de cette nuit marquante de l’édition 2024 du festival.
Presentation du festival
Institution incontournable de la scène musicale lorraine, le festival Nancy Jazz Pulsations fait vibrer le cœur et le poumon de la cité ducale depuis plus de cinquante ans. Chaque année durant le mois d’octobre, l’événement métamorphose Nancy en un carrefour culturel effervescent. Si les plus grandes pointures internationales de l’histoire du jazz ont foulé ses scènes mythiques, le festival a su brillamment ouvrir ses horizons : aujourd’hui, l’ensemble des styles musicaux y trouve largement sa place, offrant un éclectisme rare où se côtoient légendes installées et révélations de la scène actuelle.
Découvrir la galerie photo du concert #
Le Cri Du Caire | LIVE NJP 2024 #
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