Quand les enfants terribles du groove nancéien jouent à domicile sous le Magic Mirrors, la scène s’enflamme. Retour en images sur le live hypnotique du NCY Milky Band lors du Nancy Jazz Pulsations 2025. Une immersion visuelle exclusive, capturée au moyen format au plus près de l’énergie brute et des vibrations jazz-funk de ce quartet incontournable.
Le groove hypnotique du NCY Milky Band #
Ce 14 octobre, l’atmosphère feutrée et boisée du Magic Mirrors offrait l’écrin idéal pour le retour prophétique du NCY Milky Band sur ses terres. Fleuron de la scène nancéienne, le quartet a une nouvelle fois prouvé sa suprématie en matière de groove instrumental. Révélé au grand public avec leur premier album Our Gurus, le groupe a profité de ce concert au Nancy Jazz Pulsations 2025 pour hypnotiser la foule. Entre jazz moderne, funk cinématique et éclats hip-hop, leurs compositions complexes prennent une dimension organique unique en live. Face à leur complicité évidente, mon regard s’est focalisé sur l’intensité des musiciens, capturant l’essence d’une musique texturée qui puise autant dans l’héritage de la French Touch que dans le jazz fusion le plus exigeant.
Défier la lumière #
Photographier sous le Magic Mirrors exige de composer avec une lumière changeante, mais le défi technique m’a poussé à des choix audacieux. Armé de mon boîtier moyen format et de l’objectif 55 mm f/1.7, j’ai délibérément choisi de fermer le diaphragme à f/7. En jouant subtilement avec la vitesse d’obturation, ce réglage m’a permis d’obtenir une profondeur de champ maximale, un exploit rare en photo de concert. Chaque détail de la scène, de la texture des instruments au grain de la peau des artistes, ressort avec une netteté chirurgicale. Ce parti pris rigoureux magnifie la dynamique du groupe, figeant l’instant sans isoler les musiciens dans un flou d’arrière-plan, offrant ainsi une chronique visuelle d’une richesse rare.
Un mot sur le Festival
Institution incontournable de la scène musicale lorraine, le festival Nancy Jazz Pulsations fait vibrer le cœur et le poumon de la cité ducale depuis plus de cinquante ans. Chaque année durant le mois d’octobre, l’événement métamorphose Nancy en un carrefour culturel effervescent. Si les plus grandes pointures internationales de l’histoire du jazz ont foulé ses scènes mythiques, le festival a su brillamment ouvrir ses horizons : aujourd’hui, l’ensemble des styles musicaux y trouve largement sa place, offrant un éclectisme rare où se côtoient légendes installées et révélations de la scène actuelle.
Pour la partie technique
Travailler au Magic Mirrors impose des conditions de prise de vue radicalement différentes des scènes traditionnelles. Cette structure temporaire offre une proximité brute et unique, puisqu’aucun crash barrière ne sépare le photographe de la scène ou des spectateurs. Faire un reportage ici, c’est accepter d’être immergé au cœur de la foule, de vibrer au rythme de son énergie et de composer avec les bousculades inhérentes à la ferveur du public. La gestion technique doit être instinctive, car les concerts se déroulent principalement dans l’obscurité, entre minuit et 4 heures du matin. Dans cette ambiance nocturne survoltée, sans zone de sécurité protégée, la réactivité est totale pour capter l’intensité des performances tout en protégeant son matériel au milieu du mouvement.












