Du 21 au 24 mars 2024 à Nancy, la Compagnie LOGOS a présenté le spectacle Le Pain à la Bouche dans le cadre de la troisième édition du festival Micropolis, une création en scénographie quadri-frontale jouée au plus près des spectateurs.
La pièce Le Pain à la Bouche
Du 21 au 24 mars 2024, j’ai couvert la troisième édition du festival Micropolis à Nancy, un événement mettant à l’honneur les formes théâtrales de proximité au cœur des quartiers de la ville. C’est dans ce cadre que la Compagnie LOGOS a présenté la création Le Pain à la Bouche, écrite par Aurianne Abécassis et mise en scène par Morgane Deman. L’installation du spectacle s’est faite dans une configuration non équipée, fidèle au dispositif « Quartiers en fête », où la scène s’intègre directement au lieu d’accueil sans plateau traditionnel. Dès l’entrée des spectateurs, la disposition quadri-frontale a imposé une immersion immédiate : le public entourait totalement l’espace de jeu, réduisant la distance avec les comédiens à quelques dizaines de centimètres. Pour documenter ce dispositif sans interférer avec la circulation des comédiens ni gêner le champ de vision de l’assistance, je me suis positionné dans l’un des angles morts de la salle. Le travail de prise de vue a nécessité une constante adaptation aux mouvements fluides du public et de la troupe, en cadrant à la fois le récit de la comédienne interprétant Jo et les réactions en direct des premiers rangs face à l’action.
Mise en lumière de la Compagnie LOGOS
La mise en scène de Morgane Deman exploite une déambulation nocturne où la lumière repose entièrement sur des projecteurs autonomes et des sources nomades disposées au ras du sol. Cette scénographie quadri-frontale crée des zones d’ombre très marquées et des éclairages rasants qui découpent les silhouettes des acteurs au milieu de la foule. Pour gérer ces faibles niveaux de luminosité et l’absence de poursuite traditionnelle, j’ai sélectionné un objectif grand-angle à très grande ouverture (f/1.4) monté sur un boîtier réglé à une sensibilité ISO élevée. Cette configuration m’a permis de conserver une vitesse d’obturation suffisante pour figer la gestuelle précise des interprètes tout en restituant le grain des costumes et la matière des éléments de décor. L’angle de prise de vue rasant a permis d’isoler les visages sous les faisceaux de lumière chaude, tout en intégrant l’arrière-plan obscur où se dessinaient les visages attentifs des spectateurs. La sélection d’images retenue pour cette galerie témoigne de cette dynamique visuelle brute, où le cadrage serré met en valeur le texte, les échanges de regards directs et la tension scénique propre aux espaces réduits.











