Sous les moulures de la Salle Poirel pour le NJP 2017, Thomas Fersen a revisité son répertoire entre piano, ukulélé et quintette à cordes. Retour en images sur une prise de vue menée au bord des planches, structurée par les éclairages de théâtre, le détail des instruments et l’écoute du parterre nancéien.
Récital poétique sous les dorures
L’installation de Thomas Fersen sur le plateau d’époque de la Salle Poirel, dans le cadre de cette édition 2017 du festival Nancy Jazz Pulsations, a dicté un protocole de prise de vue axé sur la précision du cadrage et la sobriété des déclenchements. Alternant entre des interventions au piano à queue et des séquences pincées sur son ukulélé, le chanteur est apparu encadré par un ensemble de cordes acoustiques, de guitares et de violoncelles. Positionné au bas de l’avant-scène, mon travail s’est concentré sur l’alignement rigoureux des axes afin de découper sa silhouette sous les projecteurs de découpe rasants réglés par la régie lumière. En travaillant avec des focales fixes très lumineuses calées à grande ouverture, j’ai pu maintenir une netteté chirurgicale sur le grain des bois, le mouvement des archers et la franchise de ses expressions théâtrales. La mesure d’exposition, ajustée avec soin sur les carnations sous l’éclairage direct, évite toute saturation des hautes lumières tout en révélant la texture des costumes et la profondeur du décor. Cette première série de visuels enregistre le déroulement du tour de chant avec une rigueur optique constante, offrant des compositions équilibrées, découpées et fidèles à la qualité acoustique observée depuis l’avant-scène nancéienne.
L’impact scénique de Thomas Fersen
Au fur et à mesure que les histoires contées et les mélodies emblématiques de son répertoire parcouraient la jauge saturée de la Salle Poirel, la complicité entre Thomas Fersen et ses musiciens a fourni une matière photographique particulièrement dense. Pour traduire la richesse des orchestrations et la dynamique visuelle de ce spectacle assis, ma stratégie de composition s’est appuyée sur des variations de focalisation méthodiques, oscillant entre des portraits resserrés traduisant la gravité du jeu et des prises de vue plus ouvertes réalisées au grand-angle depuis le premier rang. Ces cadrages larges englobent toute la hauteur du plateau, les dorures historiques du théâtre éclairées par la régie et la pénombre naturelle qui enveloppait les rangs de spectateurs captivés. L’absence totale d’éclairage d’appoint direct préserve l’authenticité de la création lumineuse d’origine, laissant le boîtier enregistrer le vernis des violoncelles, la brillance des cuivres de scène et la chaleur des teintes ambrées de la salle. Chaque déclenchement s’est synchronisé sur les silences suspendus entre deux vers, les relances harmoniques et les saluts chaleureux adressés au public de la cité ducale. La sélection finale compose une chronique de terrain complète et structurée, livrant un ensemble de clichés au piqué irréprochable, témoins de cette nuit marquante de la programmation 2017.
À découvrir en Vidéo
Presentation du festival
Institution incontournable de la scène musicale lorraine, le festival Nancy Jazz Pulsations fait vibrer le cœur et le poumon de la cité ducale depuis plus de cinquante ans. Chaque année durant le mois d’octobre, l’événement métamorphose Nancy en un carrefour culturel effervescent. Si les plus grandes pointures internationales de l’histoire du jazz ont foulé ses scènes mythiques, le festival a su brillamment ouvrir ses horizons : aujourd’hui, l’ensemble des styles musicaux y trouve largement sa place, offrant un éclectisme rare où se côtoient légendes installées et révélations de la scène actuelle.











