Sous la toile du Chapiteau du Nancy Jazz Pulsations 2018, Maceo Parker a déployé son funk incisif aux côtés d’une section de cuivres tirée au cordeau. Retour en images sur un live d’une précision chirurgicale, capturé au plus près des cuivres et de la batterie.
Groove millimétré sous le Chapiteau
Dès les premières attaques de saxophone sur la grande scène du Chapiteau monté au Parc de la Pépinière, Maceo Parker a imposé la cadence propre aux grandes formations de funk américain. Pour couvrir cette soirée de la quarante-cinquième édition du Nancy Jazz Pulsations, mon travail de prise de vue s’est calé sur la précision extrême des arrangements. En bord de plateau, l’utilisation de focales fixes lumineuses à grande ouverture s’est avérée indispensable pour gérer les projecteurs rasants et détacher le patron de sa section de cuivres. Chaque mouvement du saxophoniste exige une réactivité constante au déclenchement afin d’isoler la tension de ses attaques de note, la justesse de ses postures et la complicité directe entretenue avec ses musiciens. Les cadrages serrés mettent à l’honneur le grain des cuivres rutilants sous les spots, tandis que les vues plus larges structurent l’espace scénique en englobant la batterie et les claviers. La sélection présentante dans cette galerie documente l’efficacité d’un set d’une rigueur absolue.
L’énergie brute d’un monument funk
Au-delà de la figure centrale du leader, la dynamique visuelle de ce reportage live repose sur l’interaction permanente entre tous les membres du groupe. Sur le plan technique, la gestion des contrastes soutenus sous la toile du Chapiteau exigeait un calage fin de la mesure d’exposition pour ne pas ruiner les hautes lumières sur les pavillons des instruments tout en conservant du détail dans le fond sombre du plateau. J’ai varié les angles de vue depuis le crash barrière pour restituer la puissance des interventions solos, capturant la frappe des baguettes sur les cymbales et l’expression des choristes au sommet du rythme. La série photographique évite tout recours au flash d’appoint afin d’enregistrer fidèlement le travail des éclairagistes et de restituer l’ambiance nocturne propre au festival nancéien. Ce travail de terrain offre un panorama complet et structuré de ce passage remarquable de 2018, enrichissant le portfolio du festival de visuels nets, découpés et représentatifs de la scène funk internationale.
Maceo Parker – Le retour.
Habitué de NJP depuis 1992, Maceo Parker découvre le saxophone et le plaisir de la scène à un très jeune âge. La carrière du saxophoniste est ensuite marquée par de nombreuses collaborations prestigieuses.
Pendant plus de 20 ans, il travaille auprès de James Brown et ses solos, que l’on retrouve sur « I Feel Good » ou « Sex Machine », ont permis de définir l’empreinte funk du Godfather. Il a également joué pour George Clinton, Bootsy Collins, ou encore Prince, avant de rencontrer le succès dans une carrière solo.
Source : NJP
Une expérience Unique
Son style navigue aujourd’hui entre la soul des années 60 de James Brown et l’étrange funk des années 70 de George Clinton, tout en explorant le jazz et le hip-hop. Avec plus de 200 concerts par an, il parcourt le monde inlassablement et continue de partager son énergie communicative avec plusieurs générations de spectateurs.
Presentation du festival
Institution incontournable de la scène musicale lorraine, le festival Nancy Jazz Pulsations fait vibrer le cœur et le poumon de la cité ducale depuis plus de cinquante ans. Chaque année durant le mois d’octobre, l’événement métamorphose Nancy en un carrefour culturel effervescent. Si les plus grandes pointures internationales de l’histoire du jazz ont foulé ses scènes mythiques, le festival a su brillamment ouvrir ses horizons : aujourd’hui, l’ensemble des styles musicaux y trouve largement sa place, offrant un éclectisme rare où se côtoient légendes installées et révélations de la scène actuelle.










